Foot-Découverte : Mohamed Sylla, le futur Louis Suarez malien ?

Né le 1er février 2004, Mohamed Sylla est un jeune football malien évoluant au poste d’attaquant de pointe. Ce jeune buteur malien regorge un talent à escorter.

Passionné du football depuis à bas âge. Mohamed Sylla a débuté au Centre Daba Modibo Keita en commune V du district de Bamako comme beaucoup de jeunes maliens. Fort de ses 1,89, l’avant-centre de l’AS Performance a inscrit quinze buts avec sa formation la saison écoulée.

Ce jeune talent malien rêve grand : « Je rêve de devenir un football professionnel comme Cristiano Ronaldo ou Messi…Mais je m’inspire de Luis Suarez qui a le sens du but et une belle précision dans ses actions… »

Buteur inné, Mohamed Sylla  regorge de beaucoup de qualité. Puissant, combattif et sérieux dans le jeu, ce droitier attise les convoitises de plusieurs clubs au plan international et local.

Formé à l’SDMK, ce natif de Bamako a toujours terminé parmi les meilleurs buteurs lors des compétitions des équipes de catégories de son club initial. Grâce à ses performances, il a été présélectionné en équipe nationale U20 du Mali cette année (2022).

Enfin, s’il reste sur cette dynamique, Mohamed Sylla pourrait aller très loin dans le football.

 

Foot-Découverte : Woyo Coulibaly, éligible pour le Mali

Né le 26 mai 1999 à Gonesse en France, Woyo Coulibaly est un jeune footballeur professionnel franco-malien qui connait une belle ascension.

L’arrière droit de formation d’origine malienne, Woyo Coulibaly a débuté avec les jeunes d’AC Havre de France (saison 2018-2019). Grâce à son talent, le joueur de 1,88 a intégré l’équipe B de la même formation française. Lors de la saison 2020-2021 il a effectué 26 apparitions et a réalisé une passe décisive en Ligue 2 française avec le Havre.

Dès lors, il a intéressé plusieurs clubs européens. C’est dans cette logique qu’il a été transféré le 30 août 2021 à Parme (série B italienne).

Sur place, il a passé avec brio ses examens médicaux à l’hôpital polyclinique Dalla Rosa Prati. De nos jours, sa valeur marchande est estimée à 2 millions d’euros.

Son profil intéresse la sélection malienne dans la mesure où chaque poste doit être renforcé avec des jeunes talents comme celui-ci.

Par ailleurs, Mohamed Magassouba, sélectionneur des Aigles a expliqué à plusieurs reprises que la porte de l’équipe nationale fanion du Mali est toujours ouverte. Mais dans certains cas, il est important que la fédération démarche les jeunes susceptibles de renforcer l’équipe A du Mali.

Enfin, notons que Woyo Coulibaly possède de la double nationalité (Mali-France).

 

Par Yacouba TANGARA

 

Transfert: Boubacar Kiki Kouyaté intéresse la Ligue 1 française

Selon plusieurs médias français, Boubacar Kiki Kouyaté, défenseur des Aigles du Mali évoluant à Troyes est dans le viseur des clubs de Ligue 1 française.
« Performant lors de la saison écoulée, le défenseur international malien, Boubacar Kiki Kouyaté (23 ans) ne devrait pas faire long feu du côté de Troyes« , a expliqué topmercato.com.
D’après RMC, de nombreux clubs de Ligue 1 française, comme le Racing Club de Lens, le FC Metz, Angers, Dijon mais surtout Saint-Étienne, suivent de très près la situation du défenseur central des Aigles du Mali. Sous contrat jusqu’en juin 2022, le jeune Aubois, également courtisé par deux formations étrangères, est estimé à 5 millions d’euros.

Foot-Mamadou Diaby : un jeune talent malien très prometteur

Agé de 17 ans seulement, Mamadou Diaby est un jeune footballeur malien qui intéresse beaucoup de clubs français à l’occasion du prochain mercato.
Rapide, puissant, technique, athlétique, intelligent, discipliné dans le jeu, Mamadou Diaby détient d’énormes qualités d’un futur grand footballeur. De ce fait, il s’est fixé des objectifs légitimes à atteindre.
« Je pratiquais le football dans les rues depuis tout petit. C’est Karim Ouzani qui m’a repéré, accompagné de Jamel Abarkan qui au part avant avait lancé la carrière de Kévin Denkey, international togolais évoluant dans l’équipe première de Nîmes Olympique en D1 française. Je joue avec les deux pieds et je marque des buts même sur coup de pieds arrêté…», a expliqué le joueur qui rêve de jouer un jour à Liverpool.
Après avoir réussi une pleine saison 2019-2020 avec les U-18 dans un club de Nîmes en France, M. Diaby pourrait franchir un palier en intégrant l’équipe première d’un club français dès cet été.
« Je vais continuer à apprendre et à travailler dur pour jouer au plus haut niveau. Ensuite, je rêve d’évoluer avec l’équipe nationale U20 du Mali d’abord pour apporter ma petite pierre à l’édifice. Mais aussi je compte participer à la CAN U20 et à la coupe du monde U20 avec mon pays (le Mali)… », a lâché le jeune prodige attaquant malien.

Inspiré par la façon de jeu du Sénégalais Sadio Mané, Mamadou Diaby évolue dans un environnement propice pour sa progression. A cet égard, il s’entraîne sous la houlette d’un préparateur physique et d’un coach pour maintenir sa forme.
Nous avons appris qu’il très convoités par certains clubs français, à savoir : Aigues-Mortes, Nîmes Olympique et le FC Sète. Trois autres clubs évoluant dans le championnat de D3 française qui ont préféré garder l’anonymat, suivent le même. Certainement, le virevoltant attaquant Mamadou Diaby pourrait devenir l’un des plus jeunes joueurs d’un championnat français lors de l’exercice 2020-2021.
Selon nos sources, la Fédération malienne de football prévoit sa convocation avec U-20, une fois que la reprise sera effective.
Il convient de signaler que Mamadou Diaby reste en forme grâce à son coach sportif personnel de Montpellier, encadré par ses deux conseillers : Jamel Abarkan et Karim Ouzani.

Par Yacouba TANGARA

Sport-Mérite national : quatorze personnes distinguées

Le ministère des Sports en complicité avec la grande chancellerie des ordres nationaux du Mali, a attribués des distinctions honorifiques à quatorze personnes dont 4 femmes ayant rendu des loyaux services à la nation à travers le sport, le mardi 11 février 2020 au Palais des Sports Salamatou Maiga de l’ACI 2000.
C’est au environ de 14h35 que le ministre des Sports, accompagné par quelques membres de son cabinet et autres personnalités, a effectué son apparition dans la salle aménagé pour cet effet. Bien évidemment, les récipiendaires étaient installés à côté du présidium.
Naturellement, l’exécution de l’hymne national récité par la fanfare de l’union national des Supporteurs des Aigles du Mali a été le premier point de départ. Ensuite, Arouna Modibo Touré, ministre de la Jeunesse et des Sports a planté le décor en soulignant que : « cette cérémonie consacre la reconnaissance de la nation malienne à ses dévoués filles et fils. Raison pour laquelle le président de la République, grand maître des ordres nationaux, son Excellence Ibrahim Boubacar Keita, accorde une attention particulière au travail bien fait… c’est pourquoi nous-nous retrouvons en ce moment pour mettre en valeur, dans notre secteur de la jeunesse et des Sports, ceux qui se sont distingués par leur don de soi, leur dévouement et la qualité de leur travail tout au long de leur parcours au service du Mali… »
Après cet acte, la remise des distinctions a été le clou de la soirée. Cheickna Demba, récipiendaire, a notifié qu’il se réjouit de cette distinction et a remercié les autorités maliennes pour leur attention. « C’est une bonne chose mais nous et veux qui l’ont pas encore reçu doivent redoubler d’effort encore. C’est grâce au football que j’ai eu cette distinction. Je lance un appel au monde du football de se mettre ensemble pour le bonheur du sport roi national. C’est comme ainsi que nous allons nous qualifier pour la phase finale de la coupe du monde de football et de la CAN 2021… », a laissé entendre, monsieur Cheikna CDemba, président de l’Union nationale des supporteurs des Aigles du Mali. Enfin, la prestation de l’humoristes ATT Junior a mis un terme à la cérémonie.
La liste des récipiendaires :
Officier de l’Ordre National (1): Mme Daou Fatoumata Guindo, présidente du Conor
Chevalier de l’Ordre National (4):
Mme Sané Keita, chef de Cabinet
Oumar Maiga, ancien Directeur du Lycée Sportif Ben Omar Sy à la retraite
Oumarou Sidiya, entraîneur U16 Filles de basketball
Cheickna Demba, Président de l’Association des Supporteurs des Aigles du Mali
Mérite national avec Effigie Abeille (9) :
Dasson Daou, Directeur National Adjoint des Sports et de l’Education Physique
Babab Mahamoud Arby, Directeur de la Maison des Jeunes de Bamako
Bouakaru Traoré, CADD
Ousmane Faye, Directeur du stade Barema Bocoum
Mountaga Camara, Agent à la DFM-MJS
Mme Aminata Diarra, SP de la DFM-MJS
Mamadou Diallo, Standardiste au Secrétariat Général du Ministère de la Jeunesse et des Sports
Boubacar Diallo dit Sy, entraîneur adjoint U-16 Filles de basketball
Mme Astou N’Diaye, ancienne basketteuse, fédération malienne de basketball.

Par Yacouba TANGARA

Premier League : Djènépo inscrit son premier but !

L’équipe de Southampton, où évolue Moussa Djenepo, s’est imposée devant celle de Brighton (2-0), lors de la 3e journée de la Premier Ligue anglaise, ce samedi 24 août 2019.

Quelques semaines après son départ en Angleterre, Moussa Djénèpo s’adapte petit à petit au sein de son équipe. Après un début difficile, Southampton a renoué avec la victoire ce samedi lors de son déplacement sur le terrain de Brighton, au compte de la troisième journée.

Une occasion saisie par le jeune allier ’international malien pour inscrire son premier but avec sa nouvelle formation à la 55e mn.

De l’autre côté à Brighton, Yves Bissouma n’a pas encore repris.

FOOT-DETECTION : 1 500 enfants testés par Yéelen !

Le Centre Yéelen Olympique a débuté sa série de détection (édition 2019) de jeunes talents âgés de 9 à 15 ans,  le samedi 15 juin 2019 au terrain Angers de Djelibougou de la commune I du District de Bamako.

Il était environ 7h30 quand le terrain de football Mali- Angers de Djelibougou  a été pris d’assaut par des enfants. Les éducateurs du club de Yéelen étaient déjà sur place, en dépit d’une pluie matinale. D’entrée, les enfants ont été répartis en plusieurs groupes conformément à leurs catégories  d’âge compris.

Le soleil brillait, les techniciens étaient concentrés sur leur sujet, sur les alentours du terrain, d’autres enfants attendaient leur tour avec leurs parents. Ceux qui ont été retenus pour les finales étaient assis à part au centre de la surface de jeu.

Adama Djefla Diallo, encadreur au Centre de formation Yéelen Olympique a expliqué que plus de 1 000 jeunes ont répondu à leur appel. Il poursuit, en affirmant que c’est le souci d’avoir beaucoup de jeunes talents au sein de l’Académie Yéelen que ces détections sont organisées.

« La commune I est une première étape. Nous effectué la même chose dans les cinq autres communes de Bamako. Aussi, nous comptons aller dans les régions du pays cette année », a déclaré monsieur Diallo.

Moussa Sidibé est l’un des rares enfants à parcourir environ 1 000 kilomètres pour cette cause. « J’ai quitté Abidjan pour venir tenter ma chance lors de cette détection. J’ai déjà passé mon essai. Je me suis rendu compte de cette détection de l’Académie de Yéelen Olympique à travers les réseaux sociaux. Mon objectif est de devenir un footballeur professionnel », a déclaré le jeune teint clair.

Au terme de la détection 127 jeunes ont été triés sur 1 500 enfants détectés.

Enfin, à l’issue des finales les meilleurs seront retenus dans ces différentes catégories.

Il est important de souligner que déjà des noms bien connus sont venus du Centre en question, à savoir : Adama Niane, Moussa Djénèpo, Mamadou Samaké, Hadji Dramé, Youba Diarra …

Planète des anciens : Aly Ouattara, l’ambassadeur du Kenedougou

La rubrique qui retrace le passé glorieux des anciennes  stars du sport malien afin que la jeune génération s’en inspire pour écrire une belle page de leur carrière est allée à la découverte d’Aly Ouattara, l’ambassadeur du Kenedougou qui a marqué de son empreint le Djoliba Athlétique club de Bamako en tant que joueur mais aussi en tant qu’entraineur. Ali a aussi défendu les couleurs des Aigles du Mali avec  pugnacité et humilité.

Par Nabila Moussa

Débarqué de son Kenedougou natal dans les valises de feu Tièkoro Bakayoko, Aly Ouattara qui était déjà la star locale de Sikasso n’a pas eu d’énormes difficultés de s’imposer dans le bastion offensif des rouges de Bamako.

Doté d’une technique au-dessus de la moyenne pour un défenseur centrale, l’ambassadeur du Kénedougou n’a pas tardé à taper dans l’œil des observateurs les plus avisés qui ont décelé en lui un futur taulier de la défense des rouges de Bamako. C’est sa complexe aucune qu’il sa taille une place à la mesure de son talent auprès des Kidian Diallo, Sadian Cissé, Mocké Diané et Cheickna Traoré dit Kolo.

Il sera incontournable dans la défense des rouges et a disputé des matches capitaux même blessé tant il faisait peur aux attaquants adverses. L’enfant de Sikasso a raté de justesse la coupe d’Afrique des Nations de 1972 où le Mali a terminé sur la deuxième marche du podium.

Avec les rouges de Bamako, Aly Ouattara et ses coéquipiers ont remporté des titres de champion du Mali et de coupes du Mali et ont disputé des matches épiques sur le plan continental face à des adversaires coriaces.

Reconvertit comme entraineur après des formations, il dépose ses valises à Hérèmakono et aide son club de cœur à emmagasiner des titres sur le plan national mais bute sur des adversaires plus huppés sur la scène continentale. Une partie des supporters de Hérèmakono menace de s’en prendre au coach Ouattara et le pousse vers la sortie.

Il claque la porte et part se reposer. Les dirigeants de l’AS Moribabougou le sollicitent pour qu’il aide l’équipe à rejoindre l’élite. L’ambassadeur du Kenedougou accompli cette tâche avec abnégation. Djolibiste de cœur, Aly Ouattara s’occupe actuellement de la formation des futurs champions du Djoliba Athlétique Club.

PLANETE DES ANCIENS : comment Mamadou Keïta Capi a contribué à l’essor du football malien

La rubrique qui retrace le passé glorieux des anciennes  stars du sport malien afin que la jeune génération s’en inspire pour écrire une belle page de leur carrière est allée à la découverte de Mamadou Keïta dit Capi, un ancien gardien de but du Stade malien de Bamako et de l’équipe nationale du Mali qui a consacré plus de 50 ans de sa vie à l’essor du football malien.

Par Nabila Moussa

Feu Mamadou Keïta dit Capi un joueur au tempérament effervescent a commencé le football comme beaucoup de jeunes de sa génération dans le quartier. Natif de Médina Coura, c’est dans ce quartier populaire en plein cœur de Bamako, quartier sportif par excellence qu’il commence à affuter ses premiers arrêts. Des arrêts spectaculaires qui seront sa marque de fabrique et qui le conduiront sur les plus belles pelouses du continent.

C’est dans les buts du Stade malien de Bamako que Mamadou Keïta dit Capi réalises ses premiers exploits en guidant l’équipe vers sa première finale continentale contre l’Oryx de Douala. Une finale certes perdue par le Stade mais avec un Mamadou Keïta étincelant et repoussant à plusieurs reprises les assauts des attaquants adverses. Ses multiples exploits dans la cage du Stade malien lui ouvrent naturellement les portes de l’équipe nationale du Mali avec laquelle il termine à la seconde place de la Coupe d’Afrique des Nations de Yaoundé 1972.

Après cette conquête, il arrange ses gangs et endosse le costume d’entraineur après des formations en Allemagne. Sous sa conduite, il façonne une génération de jeunes joueurs dénommée le ‘’jardin d’enfants’’ qui bousculent tout sur leur passage avec à la clé des trophées. Sa renommée dépasse les frontières maliennes. Mamadou Keïta dit Capi  sa valise en Côte d’Ivoire et dans d’autres pays du continent.

Sur le plan des Aigles, c’est lui qui signe le retour des aigles sur la scène footballistique continental après 23 ans de disette en 1994 à Tunis. Une CAN où les aigles termineront sur la troisième quatrième marche du podium derrière le Nigeria, la Zambie et la Côte d’Ivoire. L’homme qui consacra plus de 50 ans de sa vie à l’essor du football malien tire sa révérence un certain 09 Avril 2008 laissant derrière lui un public sportif inconsolable.

Un dernier hommage lui a été rendu par le public sportif au Stade omnisports Modibo Keïta, un stade qui lui avait vu stopper les assauts des plus grands attaquants de son époque.

Jeu direct avec Lassine Traoré : « devenir un footballeur professionnel… »

Né le 6 octobre 2000 à Bamako, Lassine Traoré comme tout jeune footballeur africain rêve de devenir un footballeur professionnel. Le milieu excentré gauche de l’AS Black Star de Badalabougou (Ligue 1 malienne), dispose des qualités pour y parvenir.

Réalisé par Yacouba TANGARA

Formé au Centre de football du Yéelen olympique de l’Hippodrome (l’une des célèbres académies de football de la capitale malienne), Lassine Traoré a découvert le championnat d’élite du Mali  en 2017 avec l’Association Sportive olympique de Missira (ASOM) avant de poser ses valises au sein de l’équipe de l’AS Black Star de Badalabougou.  Après avoir disputé  les rencontres de Ligue 2 et Ligue 1 malienne et de la coupe du Mali de football, respectivement avec Yéelen olympique et l’ASOM, l’AS Black Star de Badalabougou, le joueur de 76 kg a dévoilé son futur projet : « je souhaiterai devenir un football professionnel, en rejoignant surtout un club européen pour continuer ma progression », a lâché le jeune prodige malien.

Lassine Traoré (gauche) avec Djigui Diarra (droite), lors d’un match AS Black Star vs Stade malien du tournoi de la Ligue de Bamako

Du haut de ses 1 mètre 78, est très à l’aise balle au pied. Sa maîtrise technique et sa vision du jeu a séduit au coach de l’équipe de l’AS Black Star de Badalabougou qui l’a retenu au compte de la saison 2017-2018. Par la même occasion, il a été retenu par le sélectionneur de l’équipe nationale U-20 du Mali dans le cadre des éliminatoires de la CAN U-20 Niger 2019. Présélectionné dans l’équipe  nationale locale du Mali sous l’ère Djibril Dramé, Lassine Traoré est de nos jours l’un des meilleurs milieux  gauche de la Ligue 1 malienne.

‘’Lassi’’ comme surnommé par ses amis et coéquipiers est un talent malien à suivre. Il n’a pas caché également son désir de servir son pays par le biais de son talent : « je rêve de jouer avec une équipe nationale du Mali. Parce que je veux porter haut le drapeau malien lors des compétitions continentales et mondiales… », souligne le dossard numéro 10 de l’AS BS.

 

Le jeune milieu gauche malien de 18 ans s’est taillé une place de titulaire au sein de l’équipe de l’AS Black Star. Précis dans ses dribles et passes, Lassine Traoré a inscrit un but en Coupe du Mali (édition 2017) et délivré 6 passes décisives en Championnat national de première division.

Enfin grâce à son leadership, il a été choisi capitaine de l’équipe de Seydina Oumar Dia, président de l’AS Black Star de Badalabougou, cette saison 2018-2019.

Boubacar Konté : la nouvelle pépite du foot malien

Né le 2 mars 2001 à Bamako, Boubacar Boubou Konté est un jeune footballeur malien évoluant au poste de milieu offensif au sein de l’Académie des Etoiles du Mandé. Ses dribles, passes et sa vision de jeu démontrent qui peut aller très loin.

Réalisé par Yacouba TANGARA

Formé par le Centre de formation du Stade Hamadaoura (fief de l’Académie des Etoiles du Mandé), Boubacar Boubou Konté a déjà marqué les points dans plusieurs tournois organisés dans différents pays. Capable de dribler dans un petit périmètre, le talent du jeune académicien n’a pas échappé aux techniciens malien et d’ailleurs. C’est ainsi qu’il a été sélectionné en équipe nationale U-20, dirigée actuellement par Mamoutou Kané dit Mourlé.

En mesure de déjouer d’un adversaire avec une simple feinte du corps, Boubacar  B. Konté et son équipe participent à un tournoi de ladite catégorie, organisé par l’Union des Fédérations ouest africaines de football (UFOA B U-20 Togo 2018), du 6 au 16 décembre 2018 à Lomé.

Efficace et précis dans ses dribles, passes, le jeune Konté a eu l’occasion d’évoluer dans l’entrejeu et sur les côtés avec les U-20 du Mali.  Il a même réussi le but victorieux à l’occasion de la deuxième rencontre face au Burkina Faso.

Comme lors de ses apparitions aux tournois précédents avec son Centre formateur, le petit prodige malien a été élu deux fois de suite homme de match contre les formations du Togo (1ère journée) et du Burkina Faso (2e journée), respectivement battues sur la même marque de 1 but à zéro.

En dépit de ces bons résultats significatifs, le jeune prodige malien n’est pas rassasié : « je remercie mes coéquipiers, parce que c’est grâce à eux que j’ai eu ces deux distinctions. Je m’attendais à plus, parce que nous-nous procurons de beaucoup d’occasions. Après maintenant notre objectif c’est d’atteindre la finale et pourquoi ne même pas remporter le trophée et le titre de meilleur joueur du tournoi… », a-t-il dévoilé.

Par la même occasion, celui qui a le Brésilien Ronaldinho comme idole, a fait savoir que son objectif personnel est d’évoluer au sein des grands clubs européens et devenir une star du football.

Du haut de ses 1m75, ‘’Gaba’’ comme surnommé par ses supporteurs, a d’abord été élu meilleur joueur du tournoi international de football de Bouaké en décembre 2017. Ce tournoi avait enregistré la participation de huit Centres de formations du Mali et de la Côte d’Ivoire.  Ensuite, le milieu polyvalent des Etoiles du Mandé s’est illustré lors du célèbre Tournoi International des Centres de formation de football du Bénin (8e TIC2F), tenu en avril 2018 à Porto-Novo, capitale du Bénin.

Surement, ce  natif de Bamako tout souriant lors de ses entretiens peut aller très loin encore s’il reste dans la même dynamique. Enfin, il convient de signaler que Boubacar Boubou Konté avait déjà réalisé ses débuts avec la même sélection lors des matchs amicaux contre le Maroc et des équipes maliennes.

Planète des Anciens : Ibrahima Berthé dit M’Bappé ‘’le bloqueur’’

La rubrique qui retrace le passé glorieux des anciennes  stars du sport malien afin que la jeune génération s’en inspire, pour écrire une belle page de leur carrière est allée à la découverte de Ibrahima Berthé dit M’Bappé, un ancien défenseur du Stade malien de Bamako et de l’équipe nationale du Mali qui avait la manie de bloquer net les actions des attaquants qui avaient la mal chance de le croisé sur leur chemin. Les meilleurs attaquants de l’époque comme les Laurent Pokou de l’Asec d’Abidjan, Ibrahima Sory Keita dit petit Sory du Hafia de Conakry… qui l’ont côtoyé, gardent en souvenir ses énergiques interventions pour les empêcher de faire trembler les filets du stade malien et des Aigles du Mali.

Culminant du haut de ses 1m 85, Ibrahima Berthé dit M’Bappé était un véritable obstacle pour les attaquants adverses qui s’hasardaient à se mettre sur son chemin. Ayant atterri au Stade malien de Bamako sur conseil de Mocké Diané fraichement rentré de la coupe d’Afrique des Nations de Football de Yaoundé 1974 où le Mali avait terminé vice-champion d’Afrique, Ibrahima Berthé vu son engagement sur le terrain et sa pugnacité ne trouve pas de difficulté majeur à s’insérer dans l’effectif du Stade malien de Bamako.

Avec les Mamadou Keita dit Capi, Moussa Traoré dit Gigla, Cheick Fantamady Diallo et autres cadors du stade de l’époque facilitent l’adaptation du jeune M’Bappé qui par sa combativité et la qualité de ses interventions dans la défense du stade lui procure respect.

Au fil des matches, Ibrahima Berthé se revigore d’expériences et devient incontournable au sein de l’effectif du coach du stade malien de l’époque Charles. Défenseur engagé et doté de qualités incontestables à bloquer les attaquants adverses, Ibrahima Berthé dit M’Bappé portera le brassard de capitaine du Stade malien de Bamako durant 7 ans avec à la clé beaucoup de trophées moissonnés. Lors d’un match de la coupe des clubs champions entre le Stade malien et l’Asec d’Abidjan, Ibrahima Berthé dit M’Bappé parvient à bloquer et à maitriser l’intraitable attaquant des jaunes Laurent Pokou à qui était à l’époque le meilleur attaquant africain. Depuis ce match son nom a fait le tour des stades du continent et sa notoriété prendra de l’ascenseur. Il fera un bref passage au Stade d’Abidjan mais ses parents mécontents de son départ sans leur aval leur envoie une lettre incendiaire et M’Bappé retourne sur la pointe des pieds à Bamako et rejoins son club de cœur le Stade malien de Bamako. La carrière d’Ibrahima est parsemée d’anecdotes croustillantes.

« Lors d’un match des clubs champions à Kinshasa contre l’as Vita Club  l’un de mes coéquipiers qui était titulaire en équipe nationale du Mali se fait malmené par son adversaire et n’arrivait pas à trouver une solution pour le contrer. Je lui dis demande de me laisser le soin de le neutraliser vu son expérience il refuse une première fois mais fini par me demander de l’aide. Je suis parvenu à bloquer l’attaquant que finira par demander à sortir tant le public le grondait car toutes ses tentatives tournaient au vinaigre », rapporte M’Bappé.

Celui qui met un terme à sa carrière en 1982. Garde des meilleurs souvenirs et affirme qu’il doit au football et que si c’était à refaire qu’il n’hésitera point à rechausser les crampons pour défendre les couleurs du Mali et de son Stade malien dont le nom lui évoque des beaux souvenirs.

Nabila Moussa

 

 

Portrait-Sahi Dion Moïse Orell : le futur Messi malien

Né le 20 décembre 2001 à Abidjan en Côte d’Ivoire, Sahi Dion Moïse Orell  est un jeune milieu évoluant au club Afrique Football Elite de Bamako (Ligue 2 malienne).  Ce jeune joueur polyvalent (ailier, meneur), décèle beaucoup de qualités qui peuvent lui permettre d’atteindre le sommet de son art.

Réalisé par Yacouba TANGARA 

Avec son bas centre de gravité, Sahi Dion Moïse Orell, meneur de l’équipe de Seran Diabaté, président d’Afrique Football Elite, dispose une justesse technique clairement au-dessus de la moyenne.

Du haut de ses 1m75, Moïse a appris à jouer au football dans les rues d’Abidjan depuis tout petit. Cet adepte du ballon rond, a par la suite intégré le club Majectic d’Abidjan, lors d’un test réalisé en 2013. Ce n’était pas évident : « au début mes parents ne voulaient pas que je joue même au football. A cet égard, plusieurs personnes sont intervenues pour leur expliquer que je joue très bien au football et que je pourrais aller loin. C’est ainsi que mes parents ont fini par accepter que je continue vers l’accomplissement de mes rêves », a révélé le jeune meneur d’AFE.

Pour ce faire, le gaucher naturel a quitté sa ville natale pour rejoindre l’équipe panafricaine d’Afrique Football Elite, basée à Bamako au Mali, où il brille actuellement.

Mains en l’air en s’exprimant, Sahi Dion Moïse Orell  a déclaré que « c’est mon coach qui m’a parlé du projet de l’équipe d’Afrique Football Elite et j’ai adhéré. C’est une bonne décision, parce que c’est à AFE que les choses ont commencé véritablement. Nous avons joué en D3  lors de la saison 2016-2017 avec AFE. On n’a connu une seule défaite. Ensuite, nous avons accéder la deuxième division entre 2017-2018. En 2018, nous avons effectué un parcours honorable en atteignant les demi-finales de la coupe du Mali. On n’était pas favoris au départ.  Pour ce faire, les responsables du club nous ont mis dans toutes les conditions. »

Le joueur qui tire son inspiration dans le jeu de Lionel Messi a déjà la facilité d’éliminé un, deux, voire trois adversaires.  Il sait ce qu’il veut : « Mon objectif dans le football est de devenir un grand joueur comme Yaya Touré, Drogba… Je sais qu’avec nos coachs  Chalton et Malal, on peut y arriver un jour. Parce qu’ils nous aident à progresser techniquement, tactiquement. Il y a de la rigueur dans nos entraînements, de l’intensité et l’envie. Cela nous pousse à travailler dur encore pour arriver à bon port… »

Rapide et précis dans ses dribles et passes, le dossard numéro 10 d’Afrique Football Elite rêve d’évoluer un jour au FC Barcelone, le club de Lionel Messi (son idole).

Enfin, Sahi Dion Moïse Orell  a reconnu les efforts des responsables d’AFE et, il n’a pas caché son désir de porter les maillots des équipes nationales du Mali une fois que l’occasion se présente.

Seydina Oumar Dia, président ASBS : « Je suis fier du chemin parcouru… »

Seydina Oumar Dia, président de l’Association des Black Stars de Badalabougou (Ligue 1 malienne) a retracé l’historique de son club, le mode de son fonctionnement, l’assise populaire et les résultats enregistrés pour cette jeune équipe malienne. Il n’a pas caché sa satisfaction  d’être président du club.  Lisez l’interview qu’il a accordée à Planètesportsmali.com

 Réalisée par Y.TANGARA

Planètesportsmali.com : Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Seydina Oumar Dia : Je suis Seydina Oumar Dia. Je suis  le président l’Association des Black Stars de Badalabougou (Ligue 1 malienne).

Comment l’équipe de l’Association Sportive des Black Stars (ASBS) a-t-elle été créée ?

Quand j’étais petit, je jouais dans un club de Ségou qui s’appelait Black Stars. Ainsi, j’ai décidé de créer une équipe qui porte le même nom, affiliée à la ligue en 1996. Je suis passé par l’ASB entre 2000 et 2011 dans le cadre de la formation des jeunes joueurs au niveau des petites catégories. Ensuite, en 2011 j’ai décidé de consacrer mon énergie à l’AS Black Stars. C’est dans ce cadre que l’équipe de l’ASBS a été créée. Ensuite, mes collaborateurs et amis ont intégré la famille. Dieu merci, on a réalisé un progrès remarquable.

Quel est le parcours de l’ASBS ?

Notre équipe a remporté beaucoup de tournois à Bamako. Je ne me souviens même pas du nombre exact de coupes qu’on a remportées. Mais au niveau de la ligue de football du district de Bamako, on a joué en D3 en 2012 et la même année nous avons accéder à la ligue 2, où on a évolué jusqu’en 2015. Ensuite, nous avons accédé l’élite du football malien en 2016.  Auparavant, nous avons remporté le trophée de champion dans la catégorie Minimes en 2012 et en 2016, on a remporté la finale du 1er championnat national des cadets organisé par la Fédération malienne de football.

Comment l’équipe de l’ASBS est-elle structurée ?

Le comité directeur de l’ASBS est composé de mes parents et amis, les joueurs que j’ai eu à encadrer dans le passé et certains frères qui ont décidé de nous rejoindre. Nous sommes quinze personnes.

Quels sont les sources de financement du club ?

A ce niveau les membres du comité directeur sont en grande partie des commerçants et des artisans. Nous faisons des cotisations mensuelles. Au-delà de ça, nous cotisons chaque fois que l’équipe joue pour aider l’équipe. Ces sommes servent à acheter des maillots, l’achat des médicaments pour le soin des joueurs blessés, les crampons et le déplacement de l’équipe, lors de nos différentes sorties.

Quelle est l’assise populaire de l’ASBS ?

Nous avons des supporteurs qui suivent l’équipe, partout où elle joue. Ils font leur travail de 12ème homme. Il se peut que par la suite, ils puissent faire des contributions aussi.

Comment vous voyez la question de professionnalisation du football malien ?

A mon avis l’avènement du professionnalisme au Mali peut être une bonne chose. Si vous voyez qu’on a du mal à décoller véritablement, c’est parce que nous sommes toujours amateurs.

Un de vos produits a participé au sacre des U-17 au Niger, quel est votre sentiment ?

La sélection de nos joueurs dans des équipes de catégories me fait énormément plaisir et ça me rend fier du travail que nous avons entrepris. En plus, cela nous donne de l’espoir pour le futur, mais aussi aux parents des enfants qui sont au niveau de notre club.

Par ailleurs, cela a rehaussé l’image du club au niveau national et international.

Le football malien a traversé une période sombre au niveau local, quel est votre conseil ?

Rien ne vaut l’entente. Je demande aux uns et aux autres de se donner la main. Le football malien perd petit à petit son engouement à cause de cette triste réalité. J’appelle  mes jeunes de faire preuve de fair-play.

 

Foot-talent caché : Makan Camara, l’ailier polyvalent

Né le 20 février 2000 à Bamako, Makan Camara est un attaquant évoluant au club d’Afrique Football Elite (D2 de Bamako). Ce jeune footballeur de nationalité malienne détient des qualités exceptionnelles.

Réalisé par Yacouba TANGARA

L’allier droit qui a intégré l’équipe panafricaine d’AFE  après un essai concluant en 2016 est bien parti pour devenir un futur crack. Ce jeune prodige de 67 kg a aimé le football depuis son enfance. Rapide et précis dans ces dribles et passes, l’ailier polyvalent de 1m79 a réalisé une saison exceptionnelle lors de la montée en Ligue 2 de son équipe. Auteur de 3 buts la saison écoulée (2016-2017), Makan Camara a reconnu le travail déjà abattu par les techniciens de son équipe de cœur Afrique Football Elite (AFE). « J’ai eu la chance d’évoluer dans plusieurs équipes de quartier pendant mon enfance. J’avais un bon niveau avant d’arrivée à AFE. Mais il faut reconnaitre que je me suis beaucoup plus amélioré sous la direction des coachs Chalton et Malal, respectivement entraîneur et entraîneur adjoint d’AFE ».

Après avoir connu un début de saison (2017-2018) difficile à cause d’une blessure à la cuisse, Makan est revenu avec force vers la fin. « La direction d’AFE m’avais inscrit dans une salle de gym suite à ma blessure. Cela m’a aidé de revenir en force vers la fin de la saison (2017-2018). Je suis content de notre parcours en coupe du Mali 2018. Nous avons retenu les attention à cause de notre bonne prestation », a notifié le joueur de teint noir.

Milieu droit, milieu gauche, latéral, attaquant fixe, Makan Camara est toujours prêt à jouer pour le bien de son équipe. Le joueur de 18 ans a un état d’esprit au top et est prêt à mettre sa polyvalence au profit de sa formation. Explicite dans ses paroles, le natif de Bamako prévient que son équipe entend relever plusieurs défi l’année prochaine : « Nous voulons accéder dans l’élite du football malien et pourquoi pas remporter la coupe du Mali saison 2018-2019. D’ici là nous souhaitons que le football reprend ses droits au Mali avec l’organisation des différents championnats. Si c’était le cas il y a deux ans, AFE serait qualifiée en compétition africaines après avoir atteint les demi-finales de la coupe du Mali. Mais le Mali a perdu 2 places à ce niveau », a expliqué le joueur polyvalent.

Comme tout jeune footballeur africain, Makan Camara rêve d’évoluer un jour dans les championnats européens et défendre les couleurs du Mali. Enfin, il a souhaité que les championnats reprennent cette saison pour que les objectifs fixés puissent être atteints.

Dr Seydou Sow, président AS Réal : « Nous sommes prêts pour le professionnalisme… »

Le président des Scorpions de Bamako (AS Réal), Dr Seydou Sow, président affirme d’être fier de parler de l’historique de l’équipe, son mode de fonctionnement, les assises populaires de ce club mythique de la capitale malienne et surtout les projets. Il est l’invité de ce quatrième numéro de cette nouvelle rubrique consacrée aux clubs et centres de formation.

Propos recueillis par Yacouba TANGARA

Planèteportsmali.com fait découvrir les grands clubs sportifs et Centres de formation du pays.

 Planètesportsmali.com : Comment l’AS Réal de Bamako est-elle née ?

Dr Seydou Sow, président de l’AS Réal de Bamako : L’AS Réal de Bamako est née le 19 septembre 1960 par la fusion du Racing club et de l’Avenir de Bamako. Aussi, le Réal est l’un des meilleurs clubs ayant marqué le football soudano-malien et a longuement tenu une place prépondérante dans les compétitions africaines interclubs.

Quel est son parcours depuis lors notamment les trophées et titres remportés ?

L’AS Réal était l’équipe la plus titrée du Mali dans la première décennie des années 1960 jusqu’en 1970. Après, l’AS Réal de Bamako a un peu chuté pour revenir dans les années 1980 et on renait de nos cendres actuellement. Je rappelle que l’AS Réal a remporté 10 trophées de coupe du Mali de football et 3 titres de championnat.

 Comment l’AS Réal est-elle structurée ?

D’abord, il y a l’instance suprême qui est l’Assemblée Générale et le Conseil d’Administration est le directoire issu du Conseil d’Administration. C’est ça la structure dirigeante de l’AS Réal.

 

D’où viennent les financements du club : les sources et les perspectives ?

Les financements de l’équipe viennent d’abord du sponsoring. Ensuite, on a des revenus à partir des baux au niveau du terrain et il y a aussi les produits issus de la vente des joueurs. Aussi, il y a des apports des membres du Conseil d’Administration. Chaque membre du Conseil d’Administration paye 500.000 Francs CFA par an.

Quels sont les projets de l’équipe face à la professionnalisation des clubs au Mali ?

L’AS Réal de Bamako est déjà prête pour le professionnalisme. Si nous devons passer au professionnalisme demain, nous sommes prêts. Nos textes sont finis et quand on parle de professionnalisme, c’est d’abord par rapport à la licence de la FIFA. Parce que la FIFA exige des licences maintenant. Il y a des critères au préalable : le premier critère c’est une administration fonctionnelle, ensuite un siège, un terrain avec des catégories de jeunes : les moins 14 ans, les plus de 14 ans et de entraîneurs diplômés. Nous pensons que l’AS Réal répond à tous ces critères aujourd’hui. Nous sommes déjà prêts pour entrer dans le système de licence de la CAF et de la FIFA. Donc nous sommes prêts pour le professionnalisme.

 

Quelles sont les assises populaires de l’équipe et comment se passent-elles?

Les supporteurs du Réal sont organisés en comités et en sous-comités dans les communes et quartiers. Ils font des réunions séquentielles et viennent supporter régulièrement l’équipe lors des différentes échéances de l’année. A chaque fois qu’il y a une demande des supporteurs, le comité directeur leur fait un appui. Par exemple, s’il y a un déplacement du club ou une manifestation si forte, s’ils viennent le Directoire réagit.

 

Qu’en est-il de l’implication des anciens joueurs du club ou anciennes gloires ?

Il y a deux structures à ce niveau : il y a les anciens dirigeants du club et il y a les anciens footballeurs qui se sont organisés en association. Une association très dynamique qui est là aux côtés de l’équipe et donne fréquemment des conseils. Ils sont conscients en supporteurs et sont très présents. Nous apprécions vraiment leur présence.

Le doyen d’âge c’est Bako Touré, il y a aussi Nani Touré, Seydou Traoré, Pélé, ancien capitaine, Vieux Amadou Pathé Diallo, Amadou Gaucher dit Vieux Gaucher… il y en a plein et je ne peux pas citer tous. Mais ils sont très nombreux, ceux qui ont marqué l’histoire du club : Lassana Diakité, Moussa Ballani Diallo, Fanta Mady Keïta, Idrissa Touré dit Nani, Bassory Diarra, Fatogoma Ouattara, Bakary Traoré, Adama Camara, Yacouba Traoré, Moctar Maïga et tant d’autres.

 Nous avons appris que Salif Keïta, Domingo est un ancien du Réal. Peut-on en savoir plus?

 Mais bien sûr ! Salif Keïta a commencé à l’AS Réal avant d’aller en France. Quand il est revenu, il est rentré dans la direction technique de l’AS Réal, avant d’être dirigeant de l’équipe. Aussi, il y a eu des incompréhensions avec Salif, parce qu’il voulait, depuis ce temps, partir avec une politique de jeunes. En ce moment il fallait viser à moyen, voire long terme et l’équipe n’a pas accepté. C’est pour cela qu’il est allé créer le CSK. Par la suite, dix ans après, on est revenu dans cette politique de jeunes. Actuellement, c’est eux qui sont en train de jouer pour le Réal. C’est une politique qu’on a choisi en 2006 avec l’Académie Jean Marc Guillou qui porte énormément ces fruits, parce que nous avons des promotions chaque année et vous voyez maintenant comment l’équipe joue.

L’équipe dont vous disposez, donne-t-elle satisfaction comme le Réal d’antan ?

C’est une équipe jeune, mais très ambitieuse. Vous voyez que cette équipe nous a amenés dans la phase de poule de la coupe CAF  en 2014. Nous comptons sur le championnat et la coupe du Mali cette année 2015. C’est ce qu’on a demandé aux jeunes du Réal et nous allons les accompagner pour atteindre ces deux objectifs.

 Quel appel avez-vous à l’endroit des sympathisants et supporteurs du Réal ?

Je demande aux supporters de rester derrière l’équipe.

 

 

Foot-découverte : Aboubacar Bamba, un talent à escorter

Agé de 17 ans, Aboubacar Bamba est un jeune footballeur malien qui évolue au poste de d’ailier gauche au sein de l’Académie de football des Etoiles du Mandé, basée à Badougou Nafadji à 34 kilomètres de Bamako.

Réalisé par Yacouba TANGARA

Du haut de ses 1m82, Aboubacar Bamba a un début promoteur avec son club formateur des Etoiles du Mandé. Né en Côte d’Ivoire, Aboubacar Bamba est un adepte du football depuis son enfance. Très ambitieux, le jeune malien est conscient de ce qu’il effectue : «Mon intégration au sein de l’Académie des Etoiles du Mandé se passe bien pour le moment. Je souhaite devenir un grand football dans le monde pour aider mes parents. Je suis prêt à jouer avec l’équipe nationale du Mali », a-t-il expliqué.

A cet égard, il a effectué des bonnes performances lors des tournois internationaux dont son équipe a participé entre 2016 et 2017.

Un peu timide en s’exprimant, Aboubacar Bamba aime participer à plus de tournois pour continuer à progresser.

A cet égard, il affirme que « les tournois de football contribuent beaucoup à la progression de toute l’équipe et surtout quand on joue face à des formations d’autres pays, cela nous permettra de découvrir plusieurs styles en même temps. Je rêve d’évoluer un jour de jouer à Chelsea en Angleterre. C’est mon rêve. J’ai aimé la manière de jeu d’Angel Di Maria, attaquant argentin évoluant au Paris Saint Germain. C’est la raison pour laquelle j’essaye de jouer comme lui », a souligné le jeune milieu prodige malien.

Précis dans ses dribles et passes, Bamba Aboubacar donne du fil à retorde aux défenseurs match après match.

Enfin, le jeune Boubacar a affirmé qu’il prêt à jouer avec les équipes nationales du Mali une fois que l’occasion se présente. Avant ça, il continue sa progression avec les Etoiles du Mandé qui participeront à un tournoi international à Bouaké en Côte d’Ivoire à partir du 22 décembre 2017.

 

Passionné de football : «Chani», un supporteur dans l’âme

Moctar Niambélé, affectueusement appelé Chani, une déformation du nom de l’ancien président nigérian, Sani Abacha, est un inconditionnel du Club olympique de Bamako (COB) et des Aigles du Mali. Unique dans son genre, le virevoltant supporteur nous a dévoilé son parcours dans une interview qu’il nous a accordée. Aussi, il a expliqué le sens de son inséparable sachet de crème (dèguè en langue bambana) qu’il tient dans les gradins.

Planeteportsmali.com : Comment Chani est-il venu dans l’arène des supporteurs ?

Moctar Niambélé: Je suis devenu supporteur du COB et des Aigles grâce à certains anciens joueurs du COB, qui sont devenus des footballeurs professionnels maintenant. Il s’agit  notamment d’Alfousseini Keïta, d’Abdou Traoré et d’Assafa [Ndrl : El Hadj Mahamane Traoré]. Chaque jour, on causait devant la famille des frères jumeaux Keïta. Ces derniers jouaient à l’époque au COB. Le soir, ils m’emmenaient au terrain avec eux, pour suivre les entraînements et les matchs. Mais ces jeunes joueurs du COB aimaient la crème «dèguè». Par la suite, j’ai pris goût au ballon rond et chaque jour, j’achetais du « dèguè »  pour eux. C’est ainsi que je suis devenu un supporteur du Club Olympique de Bamako.

On vous reconnait à travers votre sachet de crème dans les gradins. Quelle explication donnez-vous à cela ?

Un grand nombre des joueurs du COB habitaient dans les quartiers de Bolibana et Dravéla. Dans ces quartiers, on prépare fréquemment ce crème, surtout à Dravéla. C’est vrai que chaque joueur avait quelque chose à déguster, moi mes joueurs aimaient le « dèguè ». C’est la raison pour laquelle j’apportais ça pour eux, à chaque fois que je me rends au stade. Voilà la raison qui me pousse d’apporter du « dèguè » au stade à chaque fois que je viens supporter le COB. Mon « dèguè », je l’achète avec une dame qui s’appelle Sanata. Maintenant, tellement que j’en ai acheté avec elle, à chaque match elle me fait beaucoup de cadeau pour que je serve plusieurs personnes en même temps. Sinon, il n’y a rien d’extraordinaire dans ça, cela n’a rien de mystérieux.

Vous êtes l’unique supporteur très engagé du COB. Est-ce que vous obtenez des faveurs de la part du Club ?

J’ai reçu beaucoup d’aides dans mon travail de supporteur. Ce n’est pas le COB seulement. Je me suis marié à travers ça, j’ai eu des enfants et du travail aussi à travers le football. Donc, je remercie Dieu pour cela. En ce qui concerne mon équipe (le COB), vraiment les mots me manquent pour remercier les responsables de ce club. Le COB m’habille, me donne de l’argent, m’offre des primes de match autant que les joueurs. Mieux, mon nom est inscrit sur mon enveloppe après chaque match. Bref, je suis payé comme un joueur du COB. Chaque année on me fait des cadeaux, et à l’approche des fêtes aussi. Je suis toujours fair-play ! Pour moi le football est une passion, un plaisir.

Pouvez-vous nous parler de votre participation à quelques grands tournois en dehors du Mali ?

En dehors du Mali, je peux vous citer autant d’exemples. J’ai participé à plusieurs Coupe d’Afrique des nations de football, notamment en  2008 au Ghana, 2010 en Angola, 2012 au Gabon en Guinée Equatoriale, 2017 au Gabon. Mais aussi j’ai été dans plusieurs pays de la sous-région dans le cadre des éliminatoires de la CAN et des compétions africaines des clubs de la CAF: en Guinée Conakry, au Togo, au Bénin, au Nigeria et en Algérie.

La difficulté dans ce travail, à mon avis, est que beaucoup de supporteurs n’ont pas compris certaines choses. On doit supporter une équipe parce qu’on aime le football et cette équipe. C’est la seule façon de pouvoir dans son cadre.

Mon mauvais souvenir a été enregistré au Togo, lors des éliminatoires de la CAN 2008. On nous a brutalisés à la fin du match qui s’était par le score de 2 buts à 0 en faveur du Mali. Beaucoup d’entre nous ont été gravement blessés. Certains ont mêmes été évacués  par vol sur Bamako. Au Bénin et en Sierra Léone, nous avons aussi eu beaucoup de problèmes.

Quel appel avez-vous à l’endroit des supporteurs du Mali ?

L’appel que je lance envers les supporteurs maliens est qu’on se donne la main. C’est bon de supporter les équipes, mais il est mieux de connaître les lois du football. Nous devons impérativement connaître le règlement. Cela nous permettra de ne pas insulter les arbitres, les joueurs et les journalistes. Quand tu aimes le football, tu n’insulte jamais quelqu’un. Je remercie vous les journalistes, mais aussi je voulais dire que toute vérité qui amène de la haine ne mérite pas d’être dite. Que Dieu bénisse le football malien !

Propos recueillis par Yacouba TANGARA

 

Portrait-Baye Ba : le coach au mental d’acier

Baye Ba est le premier entraîneur malien à gagner une Coupe d’Afrique des Nations de football chez les U-17. Un trophée remporté lors de la CAN des moins de 17 ans au Niger en 2015 et de hisser le Mali à la deuxième place du monde dans la même catégorie au mondial U-17 FIFA de Chili 2015. Ce n’était pas évident, mais Baye Ba met toutes les chances à ses côtés pour réaliser ses rêves.

 

Réalisé par Yacouba TANGARA

 

Discret et courtois dans les échanges, Baye Ba incarne la réussite du football des jeunes au Mali. L’ancien joueur de l’Association sportive de Korofina (ASKO) a été responsabilisé comme entraîneur des jeunes dudit club par manque d’encadreur pour la première fois en 2001.  Animé par un grand plaisir de voir les jeunes jouer au football, l’homme n’avait jamais pensé percer dans ce métier. Diplômé en comptabilité au CFTQ, Baye Ba a d’abord travaillé au grand marché de Bamako au côté de son père à la fin de ses études. Du haut de ses 1,m89, il a obtenu plusieurs diplômes d’entraîneur au Mali et en Allemagne.  Après ces différentes formations, il a été choisi comme adjoint de Djibril Dramé, entraîneur de l’équipe A de l’ASKO en 2006.  Grâce à son dévouement, Baye Ba prend la tête de l’équipe A de l’ASKO une année après et y reste jusqu’en 2010.

Après avoir réussi trois saisons sans pression à l’ASKO, il rejoint le Stade malien de Bamako en 2011. Un club, où les supporters sont exigeants en matière de résultats. Son objectivité et sa rigueur dans les choix des hommes lui permet de diriger deux autres clubs de Ligue 1 : les Onze Créateurs et le CS Dougouwolofila de Koulikoro.

Ainsi, après 7 ans d’expérience dans l’élite malienne,  il est promu entraîneur national des U17 en 2014. Son objectif était de remporter la CAN et le mondial des U17 en 2015. En dépit d’un début difficile  face au Bénin lors des éliminatoires, son rêve est devenu une réalité. Grâce à sa bonne capacité de détection et son choix judicieux, Baye Ba et son adjoint Galadjo Nango, ont permis au Mali de remporter son 1er trophée de Coupe d’Afrique chez les U-17 au Niger en 2015. Sept mois après, la même sélection malienne termine vice-champion du monde au Chili sous ses ordres. Ses performances du natif de Bamako a permis à plusieurs jeunes talents d’éclore, à savoir : Amadou Haïdara Doudou, Aly Mallé (3e meilleur du monde U-17 en 2015), Abdoul Karim Danté (meilleur joueur CAN U-17 2015), Mamadou Fofana « Nojo », Sékou Koïta, Samuel Diarra (meilleur gardien mondial U-17 2015), Sidiki Maïga…

Le pays leurs réserve un accueil chaleureux. Notamment, Ibrahim Boubacar Keïta, président de la République leur a reçu au palais de Koulouba. « Un geste qui restera gravé dans mon mémoire. Le sentiment extraordinaire reçu ce jour, nous offre une fierté d’être malien et nous encourage dans nos projets» », a averti l’actuel entraîneur des U-20 et U-23 de la Mauritanie.

L’entranîeur âgé de 49 ans poursuit en soulignant que : «Cette réception n’était pas venue suite à une décision prise au conseil des ministres,  ni après une demande d’audience. Être en face du président en tant que digne fils du pays est un grand honneur pour nous. Dès lors à chaque fois que nous représentons le Mali à des grands évènements sportifs, nous voulons récidiver cet exploit chez les juniors».

Après avoir connu une amélioration extraordinaire dans le métier d’entraineur et dans la vie sociale, le monde du football malien d’ailleurs ont adhéré aux projets de l’ancien entraîneur du Stade malien de Bamako. En dépit de cela, les défis du nouvel entraîneur des Aiglons sont énormes.

Enfin, avec son mental d’acier, Baye Ba arrive met toutes les chances à ses côtés pour réussir. De nos jours, il est sélectionneur des U-20 de la Mauritanie et des U-23 du même pays.

Biographie :

Date et lieu Naissance de Baye Ba : 7/10/1977 à Bamako

Statut familial : Marié, avec 4 enfants

Taille : 1m89

Poids : 83 kg

2015 : Champion d’Afrique U17 et vice-champion du monde U17 en 2015

2014 : Entraîneur des U17 du Mali

2012-2013 : Entraîneur des Onze Créateurs

2011-2012 : Entraîneur du stade malien de Bamako

2010 : adjoint au coach des U20

2007-2010: Entraîneur ASKO

2013 : Entraîneur du CSD

Cheick A. Théra, president AS Salmamy de San: « devenir le T.P Mazembé du Mali…. »

Le premier responsable de l’AS Salmamy de San (club de D2 dans la région de Ségou), pari fort sur la montée de son équipe dans l’élite du football malien sous peu. Son objectif est de bâtir une grande équipe capable de rivaliser au plan continental comme le « Tout Puissant Mazembé ». Il est revenu aussi sur l’assise populaire de l’équipe par le biais d’une interview accordée à Planète Sports que nous vous proposons.  

 Interview réalisée par COACH

Planète Sports : Comment l’AS Salmamy est né ?

Cheick Ahmed Théra, président AS Salmamy de San : Nous pouvons dire que l’AS Salmamy a vu le jour il y a au moins cinq ans. Le club n’était pas affilié en ce moment. Les jeunes étaient bien encadrés. On avait engagé un entraîneur pour la cause. L’AS Salmamy a été affilié en novembre 2016. L’équipe est basée à San dans la région de Ségou. Elle évolue en deuxième division en 2017.

Cheick Ahmed Théra, président AS Salmamy de San

Quel est l’objectif recherché par l’AS Salmamy ?

Tout d’abord ce club a été créé pour le développement de la localité à travers le sport et le développement du football en particulier. Pour la petite histoire, je jouais au football quand j’étais petit mais j’ai manqué d’encadreur compétent pour atteindre mon objectif qui était de devenir un footballeur professionnel. Au retour j’aimerai donner cette chance à mes jeunes frères qui ont du talent. Bref c’est pour le développement du football. Nous pensons qu’il y a des footballeurs qui gagnent plus qu’un président de la République. Donc en aidant les jeunes à pratiquer le football dans un cadre idéal vous contribuer forcément au développement de la localité et voir le pays.

En termes de résultat sportif quel est l’objectif du club ?

Nous voulons devenir un grand club. Nous comptons monter en première division cette année (2017 Ndlr). Nous voulons bâtir un club puissant à San comme le Tout Puissant Mazembé de la République Démocratique du Congo.

D’où viennent les financements de l’AS Salmamy ?

Je ne suis pas le seul à financer le club. Le président peut cotiser jusqu’à hauteur de 95%. Il y a un bureau qui existe déjà. Ce bureau cotise chaque mois pour subvenir aux besoins de l’équipe.

Quel est l’assise populaire de l’AS Salmamy ?

L’équipe de l’AS Salmamy est beaucoup aimé à San. Elle a eu à faire des matchs. Les joueurs sont soutenus aussi par les frères, les sœurs du quartier mais aussi les adeptes du football de San. L’équipe est très bien supportée. Le bureau est composé par 16 personnes. Le bureau est renouvelable chaque année.

Quels sont les résultats engrangés par l’équipe de sa création à nos jours ?

Nous avons obtenu beaucoup de résultats positifs. De 2016 à maintenant, nous avons remporté beaucoup de matchs. Nous gagnons sur des scores fleuves. Ces bons résultats ont été retenus grâce au recrutement d’un entraîneur expérimenté du nom de Moussa Sylla, ancien coach du Réveil club. Il est accompagné par Bamoussa qui a servi  à Sikasso. Ils ont épaulé celui qui avait l’équipe depuis qu’elle n’était pas affiliée encore. Nous avons recruté quatorze joueurs à Bamako dans les clubs connus comme le COB, le Djoliba AC…  pour renforcer l’équipe. Il y a de l’automatisme entre les joueurs. Aujourd’hui, notre équipe se porte très bien et nous sommes optimistes. Nous avons remporté beaucoup de coupes organisées au plan local. Nous sommes très confiants. Il y aura de la rivalité entre les équipes de la région de Ségou et voir les équipes de D2 du Mali. Pour accéder à l’élite il faut présenter une équipe compétitive.

Est-ce que vous avez un appel à la jeunesse de la région ?

Le football était très développé à San. Quasiment tous les jeunes Sannois jouent au football.  Malgré cela, aucune équipe Sannoise n’est parvenue à accéder à l’élite ou remporter une coupe du Mali. Pour moi ce n’est pas normal. Donc, je demande à la jeunesse de San de se donner la main. L’union fait la force. Enfin, je souhaite que la paix règne dans la famille du football.

 

La liste des membres du bureau de l’AS Salmamy

Président : Cheick Ahmed Théra

1er vice-président : Issouf Kampo

Sécrétaire général : Amadou Coulibaly

Secrétaire général adjoint : Moussa Traoré

Trésorier : Souleymabe Dienta

Trésorier général adjoint : Oumar Cissé

Encadrement technique : Augustin Coulibaly, Bourama Traoré, Mama Kamaté

Commission médicale : Amadou Diallo

Adjoint : Abdoulaye Kantao

Commissaires au compte : Mama Diarra, Alou Dienta, Lassine Coulibaly

Président d’honneur : Alpha Théra, Kader Traoré, Ali Bah, Seydou Niafo