« Pélé » : « Je regrette l’arrêt prématuré de ma carrière»

Pélé, de son vrai nom Sékou Coulibaly est un natif de Bamako. C’’est à Koulikoro, au Djoba club et à l’AS Nianan, qu’il a effectué ses preuves avant de rejoindre l’équipe nationale du Mali et l’AS Réal de Bamako. Sékou Coulibaly dit Pélé a certes réalisé une carrière sportive relativement courte, mais riche. Planète des Anciens  s’est intéressé cet ancien footballeur malien.

Planètesportsmali.com : Pouvez-vous présenter à nos lecteurs ?

Sékou Coulibaly dit Pélé: Je m’appelle Sékou Coulibaly dit Pélé, je suis né le 19 juillet 1963 à Bamako, fonctionnaire malien, sortant de l’Institut national des sports (INS). Je suis entraîneur, promoteur de centre de football, ancien joueur du Djoba club, de l’AS Nianan de Koulikoro, de l’AS Réal de Bamako ainsi que de l’équipe nationale du Mali.

Parlez-nous de votre carrière sportive ?

J’ai passé mon enfance à Koulikoro. Dès cette période, je me suis fait remarquer de par mon talent au Djoba club de Koulikoro. De là-bas, à peine 15 ans, j’ai été repéré par l’AS Nianan de Koulikoro, où j’ai signé ma première licence. En fait, c’est en 1983, à la  biennale artistique, culturelle et sportive à Sikasso, que j’ai réellement pris mon envol avec l’équipe régionale de Koulikoro, sous le coaching de l’ancien joueur international, Nany Touré. Avec lui, nous avons été finalistes malheureux de ce tournoi. A la fin de ce tournoi, Nany m’a suggéré de venir à Bamako. Dans la foulée, j’ai été présélectionné pour un stage de détection des jeunes talents régionaux. Ainsi, à la fin de ce stage j’ai cherché à intégrer l’As Réal de Bamako qui misait beaucoup sur les jeunes. J’y suis resté de 1984 à 1986, l’année où j’ai été victime d’un accident au niveau du genou. Ce fut un frein à ma carrière sportive de haut niveau.

Comment avez-vous intégrer l’équipe nationale du Mali ?

Comme je l’ai dit tantôt, j’ai intégré l’équipe A du Mali après avoir été présélectionné en 1983 par le regretté Mamadou Keïta dit Capi pour le stage qui réunissait les deux (2) meilleurs joueurs de chaque région du Mali. Ce, en vue de détecter les jeunes talents pour renforcer l’équipe nationale du Mali. C’est suite à ce stage que j’ai été retenu en équipe nationale et au tournoi de football Amilcar Cabral, Gambie 1985.  A noter aussi que je n’étais pas un attaquant, mais plutôt un milieu de terrain, comme Pélé. C’est mon entraîneur, Capi, qui m’a transformé, car j’étais adroit devant les buts.

Avez-vous des regrets ?

Oui, j’en ai ! Notamment l’arrêt prématuré de ma carrière. Ainsi que les finales de la Coupe du Mali que j’ai successivement perdues. J’ai remporté le titre de champion du Mali en 1984-1985, finaliste de la Coupe du Mali en 1984, 1985, 1986.

Quelle était votre ambition au terme de votre carrière sportive ?Quand mon problème de genou est survenu, j’étais encore étudiant à l’Institut national des sports (INS), où j’ai pu décrocher, en 1988, un diplôme de Maître d’Educateur physique et sportif (EPS). Avec cet atout, mon projet était de devenir entraîneur de football. En effet, dès 1990, j’obtiens ma première attestation d’entraîneur de football de haut niveau. C’est ainsi que jusqu’en 2009, j’ai participé à plusieurs stages de formation tant au plan national qu’international, notamment celui du centre Hennet en République fédérale d’Allemagne, en 2005. Quant à l’exercice de cette fonction d’entraîneur, je l’ai réellement commencée à l’As Réal, où je suis resté entre 2001-2003 comme entraîneur principal de l’équipe espoir, 2003-2005 comme entraîneur adjoint de l’équipe A. Et c’est en 2006, à la suite de mon stage de formation en Allemagne, que j’ai été nommé entraîneur de l’équipe 1ère pendant une saison. Ainsi, en 2009, je suis devenu entraîneur de l’équipe du centre de perfectionnement de catégories (Juniors, Cadets et Minimes) du Mali, avec l’Allemand Joachimi Fichert.

Que faites-vous maintenant ?

Je suis fonctionnaire de mon état depuis l’an 2000. Présentement, je suis le chef des installations (infrastructures) du stade omnisports Modibo Keïta de Bamako. Depuis quatre ans, je suis promoteur et entraîneur du centre de formation de football, Espoirs, sis au champ hippique de Bamako.

Quel est votre mot de la fin?

Tout d’abord, je tiens à saluer votre rédaction, ainsi que celle de l’Energie TV. Je pense que le monde du football actuel regorge plusieurs opportunités de carrière professionnelle. De ce fait, je dirais aux jeunes joueurs d’accorder plus d’attention aux conseils de leurs dirigeants et/ou entraîneurs. Mais aussi qu’ils aient une vie saine, car ils sont les premiers bénéficiaires de leur propre réussite.

Youssouf DOUMBIA