Planète des Anciens : Salif Keïta, la panthère aux souliers d’or

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La rubrique qui retrace le passé glorieux des anciennes  stars du sport malien afin que la jeune génération s’en inspire pour écrire une belle page de leur carrière est allée à la découverte de la panthère noire Salif Keïta. Le premier ballon d’or africain qui a écrit les plus belles pages de l’histoire du football malien, africain et mondial reste et demeure une star de la planète footballistique et vit une retraite paisible au bord du Djoliba loin des vacarmes des stades de football qui ont été son théâtre d’opération et conquête depuis sa tendre enfance.

Par Nabilaye Moussa

Salif Keïta est un monument du football, une bibliothèque vivante qui a connu une ribambelle de joies, emmagasiné des trophées mais qui a aussi connu des frissons et échecs  comme cette finale de la coupe d’Afrique des Nations de Yaoundé 1972 perdue face aux Diables rouges du Congo. Un échec qui a marqué la panthère aux souliers d’or et continue de le ronger plus de 40 ans après le revers. Après avoir qualifié le Mali pour la toute première finale d’une coupe d’Afrique des nations de football et dominé  la compétition par ses prouesses, l’enfant de Oulofobougou et ses coéquipiers nourrissaient le rêve fou de gratifier le Mali et les maliens d’un trophée qui leur tendait le bras et était à leur portée de main. Mais qui ne foulera jamais le sol malien malgré la combativité des coéquipiers de Salif Keïta.

 

Ils échoueront au pied du podium plongeant du coup le Mali et les maliens qui étaient impatient d’accueillir les futurs héros et le trophée dans un marasme pathétique et incurable. Cette mésaventure Camerounaise laissa les protégés du sélectionneur Allemand des aigles du Mali  Karl. C’est un certain Charles Dagher, un Libanais vivant à Bamako, qui est à l’origine de l’arrivée de Keita à Saint-Étienne. Ce grand supporter des Verts a envoyé des dizaines de lettres pour vanter les mérites de cet attaquant aux statistiques exceptionnelles. Convaincus, les dirigeants de Saint-Etienne le contactent pour lui faire passer un test.

 

Son arrivée en France fut un long et dur périple. Le Mali refusant qu’il exporte son talent de footballeur en Europe, Keita se rend au Liberia pour rejoindre Paris. À Monrovia, avant de prendre l’avion, il se fait agresser et voler tout son argent. Mais la riche carrière qu’il mènera et les nombreux titres qu’il raflera le feront oublier cette mauvaise mésaventure. Le premier ballon d’or africain  même après sa retraite ne s’éloignera pas des terrains car il créera un Centre de football dénommé le Centre Salif Keita (CSK) qui produira des joueurs de talents exceptionnel comme Seydou Keïta, Mahamadou Dissa, Mahamadou Diarra Djilla, Cheick Tidiane Diabaté et autres qui mouilleront le maillot pour le Mali comme l’a fait Salif Keïta des années avant eux.

Salif Keïta, la panthère noire aux souliers d’or vit une retraite paisible au bord du fleuve Djoliba à Bamako la jeune génération de footballeur malien doit s’inspirer de lui pour écrire encore les plus belles pages de l’histoire du football malien.

 

 

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